Dan Mangan

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Autrefois, simple nouveau visage de la scène folk, Dan Mangan est maintenant prêt à conquérir le monde. L'évolution de sa musique est instinctivement conforme à sa sincérité et à son ampleur. Tout comme son art qui s'est développé avec les années, l'histoire derrière la prolifération constante et exponentielle de Dan s'est elle aussi aussi étoffée. 

La preuve? De multiples voyages en Europe, des tournées américaines avec The Walkmen, Decemberists et Okkervil River, deux spectacles à Glastonbury, plusieurs séjours en Australie, des articles sur NPR, des critiques dithyrambiques et des spectacles à guichets fermés d'un bout à l'autre du Canada. Sa nomination à la courte liste du Prix de musique Polaris 2010 pour son deuxième album, Nice, Nice Very Nice, a couronné une année spectaculaire, durant laquelle Dan a gagné l'Album iTunes de l'année dans la catégorie auteur-compositeur-interprète et un trio de prix de CBC et a été nommé XM The Verge Artist of the Year. Mangan et son groupe ont fait face à de nouveaux défis et à d'incroyables opportunités à travers le monde. Le passeport musical de Dan est d'ailleurs maintenant garni d'étampes d'endroits que plusieurs artistes ne visiteront jamais.

C'est ainsi qu'il est arrivé à la création d'un nouvel album. Oh Fortune, sorti le 27 septembre dernier sur Arts & Crafts, projet beaucoup plus ambitieux que son prédécesseur. Une expression riche, texturée, à la indie-folk, qui explore les limites de ce genre avec une grande influence de son groupe, ce qui a d'ailleurs poussé Dan au-delà de sa zone de confort musicale. Le son a pris différentes directions grâce aux membres du groupe qui ont envahi mon esprit et mes pensées ces dernières années, admet Dan, ajoutant, J'ai toujours simplement visé à m'entourer de gens créatifs qui m'inspirent.

Ces musiciens sont l'expérimentaliste de free-jazz, Gord Grdina (guitare), Kenton Loewen (batterie) et l'unique John Walsh (basse), accompagnés d'un petit orchestre qui a contribué au façonnement de la réalisation. Mangan a également eu recours à Eyvind Kang de Seattle (Bill Frisell, Beck, Mike Patton, Marc Ribot) pour la composition des arrangements raffinés retrouvés sur Oh Fortune.

Pourtant, même avec la présence de toutes ces grandes influences musicales, je sens qu'au niveau des paroles et des chansons comme tel, ça me ressemble plus que tout ce que j'ai fait auparavant.

Réalisé par Colin Stewart (Black Mountain, Cave Singers) à The Hive, à Vancouver, Oh Fortune rayonne toujours grâce à certains éléments clés, propres à Mangan - la voix rauque, l'élément humain de base - mais, cette fois, le tout est présenté avec une perspective plus mature sur l'intuitivité créative, résultant de plusieurs années d'expérience.

Le dernier album représente un accomplissement beaucoup plus important que moi ou quiconque aurions cru… Je sentais que nous étions tombés par hasard sur quelque chose que les gens aimaient. À présent, je sens que si nous essayons de recréer quelque chose qui a déjà fonctionné, je n'aimerais pas cela… et les gens n'aimeraient pas cela non plus, explique Dan, ça doit être sincère et pertinent.

Ce sentiment est reflété sur des pièces de Oh Fortune comme la dernière, Jeopardy, qui aborde des thèmes tels que les frontières sociales et les murs, à la fois réels et imaginés, que l'on construit.

Écrit sur la route, où Dan a vécu pour la majorité des trois dernières années, ces nouvelles chansons s'attaquent à de nouveaux sujets audacieux, notamment la manipulation sociale, le traumatisme vécu par des soldats et le déploiement urbain, avec des titres tels que How Darwinian, Rows Of Houses et Post War Blues.

La mortalité, l'isolation et le désespoir sont des thèmes récurrents sur l'album. Pourtant, le titre de l'opus provient d'une réflexion de Dan portant sur une parade célébrant le retour de Gertrude Ederle aux États-Unis en 1926. Le temps d'un battement de coeur, elle était la plus grande célébrité du pays. Elle venait tout juste de devenir la première femme à nager le English Channel et, simultanément, la nouvelle détentrice du record mondial (auparavant détenu par un homme).

Il existe sur Oh Forture une juxtaposition chaotique; On pourrait le considérer comme étant un album triste et sombre, mais il s'élance toutefois musicalement avec plus de férocité et de ténacité que ce dont s'attendent habituellement les fans de Mangan. L'opus traite de la mélancolie alors qu'il anticipe des moments incroyables de gloire et de victoire. Ce n'est pas un album triste mais simplement honnête. Tout comme la vie.

Il en résulte ainsi un album dépourvu de prévisibilité, un album typiquement « Dan Mangan », infusé avec sa vivacité d'esprit et sa personnalité, mais complètement distinct de tout ce qui lui a précédé. Simplement dit, Oh Fortune honore tous les projets antérieurs de Dan tout en établissant un nouveau standard pour chaque chanson qu'il n'a pas encore écrite.

Extraits de presse

...Knocks you flat on your ass... Mangan's career is clearly on the rise. Hop on board and enjoy the ride.
Exclaim!

From his unusual and razor-sharp phrasing to the sage poetry in his everyday-life observations, he’s in the ranks of geniuses such as Greg Brown, Nick Drake or Badly Drawn Boy.
The Province

He’s an observer in the sense you’d want to join him on a patio for a drink just to see the city through his eyes for an afternoon. Until then, Nice, Nice, Very Nice effectively lets you pretend for just over 40 mesmerizing minutes.
CHARTattack

With some of his strongest work to date and an already large fan-base, Nice, Nice, Very Nice could very well be the album that solidifies Mangan as the standout artist he is.
Discorder

It’s hard to believe that this new collection of stellar songs won’t help him leave each tour stop with countless new fans in his corner.
Herohill

Ultimately, it’s that ability to write lyrics that beg for some consideration of their meanings
Vue Weekly

If you like The Weakerthans or early Hawskley Workman, you’ll love this record. It’s all well crafted singer-songwriter stuff with impressive range.
Metro

Listeners wouldn’t expect the cheeky content to sail through waves of dynamic choral balladeering and colourful instrumentation, but Mangan doesn’t only pull it off, he makes it soar.
SoundProof Magazine